Faire du paysage et de l’urbanisme
bouriette &
vaconsin
C’est travailler sur la politesse d’usage du monde
Habiter. Converser avec un endroit. S’installer. L’épaisseur des lieux, leurs pouvoirs évocateurs et narratifs, sont des thèmes développés dans notre travail. Susciter le regard et l’affection des hommes pour leur cadre de vie, susciter la politesse d’usage du monde. Notre travail compte, pour l’essentiel, des commandes publiques en milieu urbain.
Nous avons en commun la conviction, que tout projet plonge ses racines dans une prise en compte de l’identité du site. Nous nous attachons tout particulièrement à la capacité d’évocation des lieux, aux inscriptions de l’histoire en leur sein, mais aussi aux cadres qu’ils constituent pour les petites scènes de vie quotidiennes. Nous sommes engagés dans les champs du paysage et de l’architecture avec l’envie de prendre part à la fabrique d’une ville riche, stimulante, à l’échelle des corps, accueillant la diversité et la fragilité.

Quelques soient nos échelles d’interventions, il s’agit toujours de lieux où s’écrit notre rapport au monde. Aussi, notre position est-elle de penser que l’on ne crée pas de la ville sur un a priori, mais l’on s’installe d’abord quelque part. Bien souvent, il existe une antériorité d’installation humaine qu’il est important de comprendre et de révéler avant de s’imposer, à nouveau, sur un territoire.
Ce sont les formes que prennent nos modes d’installation qui préfigurent de la durabilité ou de l’épuisement des ressources d’un site. Il s’agit alors de travailler dans l’épaisseur de la ville, épaisseur de temps et épaisseur des strates.
La ville est une alchimie complexe. Parfois l’urbain devient ville. Pour cela, il faudrait du temps et que les espaces gagnent leur droit à avoir une histoire et l’attention de ceux qui les occupent pour devenir des lieux habités. Par conséquent, il est difficile de dire que l’on « fabrique » la ville, disons que l’on tente de créer par notre travail d’urbaniste les conditions d’« habiter » un lieu dont on va essayer de tirer le meilleur parti. Chaque site recèle des opportunités qu’il s’agit d’identifier si elles sont déjà présente ou de révéler si celles-ci sont en devenir.
Une part de notre façon d’habiter le monde procède d’un tissage entre l’intime, le sentiment, le corps, la sensation, l’émotion et l’espace.

Agnès Varda, au début de son film biographique sur Jacques Demy, « Jacquot de Nantes », dit : « Si on coupait les gens en deux, on verrait des paysages ». Cette citation résume parfaitement notre pensée. Ainsi, sachant que nous sommes faits de paysages, il est d’autant plus important d’en prendre soin. Travailler sur les relations entre paysage et architecture serait pour nous une tentative, à notre échelle, de prendre soin de « l’homme » en prêtant attention à son lieu de vie.)
Notre agence rassemble des architectes, des urbanistes et des paysagistes.
L’agence a la chance au cours de ses projets de faire se croiser des champs de compétences très variés dans les champs d’expertises de l’ingénierie, de la construction durable, de l’écologie, de l’environnement, de la botanique, de l’agronomie, de la conception lumière ou le design qui en retour nourrissent sa pratique.

L’atelier Bouriette et Vaconsin a été créé en avril 2003, il s’est fondé sur la volonté de travailler ensemble autour des questions urbaines en essayant de construire un projet professionnel qui abolisse le cloisonnement des cultures entre l’architecte, l’urbaniste et le paysagiste.
Marion Vaconsin est paysagiste DPLG et co-gérante de l’agence. Après une formation à l’école du Louvre, elle s’engage dans le champ du paysage. Parallèlement à son activité à l’agence, Marion Vaconsin est Paysagiste-Conseil de l’état depuis 2013. Elle enseigne à I’Institut d’Aménagement de Tourisme et d’Urbanisme (IATU) et à l’École Nationale Supérieure d’Architecture et de Paysage (ENSAP) de Bordeaux.
Christophe Bouriette est architecte DPLG, urbaniste DESS et co-gérant de l’agence Christophe Bouriette est également enseignant titulaire à l’École Nationale Supérieure d’Architecture et de Paysage (ENSAP) de Bordeaux et à l’Institut d’Aménagement de Tourisme et d’Urbanisme (IATU).
L’atelier a été lauréat de l’Album des Jeunes Architectes et Paysagistes en 2010, prix décerné par le ministre de la Culture.
Aujourd’hui, après 22 années de travail, nous avons pu mesurer la richesse de cette collaboration née au départ d’une intuition.

Notre travail compte, pour l’essentiel, des commandes publiques en milieu urbain. Il s’est tourné résolument vers le projet sur l’espace public, sous toutes ses formes, parc, jardins, places ou ruelles et sur des équipements tel que les halles de marché ou des tiers lieux.
Avec l’expérience, travaillant avec des maîtrises d’Ouvrage partagées, nous avons acquis une expertise des contextes complexes ou difficiles en particulier aux prises avec des enjeux environnementaux forts. Nous travaillons aujourd’hui sur un spectre très large d’échelle, du grand paysage, du landscape urbanism, des études pré-opérationnelles d’Urban Planning, des missions de conception urbaine (Urban design) à la maitrise d’œuvre de projets de jardins, parcs espaces publics et de bâtiments.